La « truffe du Périgord » (tuber melanosporum)

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C'est tout au long de l'histoire de France, si l'on excepte une courte période durant la Révolution, que la truffe est abondamment citée par les chroniqueurs.
« L'auteur le plus ancien serait Théophraste (372-287 av. J.-C.) qui expliquait ainsi l'origine des truffes : "végétaux engendrés par les pluies d'automne accompagnées de coups de tonnerre". La truffe figurait en bonne place sur les tables de Lucullus.
Les truffes qui circulaient en Gaulle disparurent dans le grand cataclysme barbare. On ne les retrouve plus dans les recettes culinaires du Moyen-âge.
Mais il faut attendre le quatorzième siècle pour que la truffe fasse son apparition à la table des princes.

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Il est vrai qu’on ignorait probablement les vertus secrètes de la truffe ce qui ne fut pas le cas semble-t-il de la cour de François 1er où les dites vertus puissamment aphrodisiaques semblent avoir été judicieusement exploitées.
Les Maures connaissent la truffe et le grand médecin arabe Avicenne en disait le plus grand bien et la recommandait aux malades.

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On prétend même que la truffe a joué à de nombreuses occasions un rôle historique et politique. Elle serait notamment à l'origine de la naissance du Roi de Rome, grâce à la recette qu'un officier des grenadiers de la garde confia à l'empereur Napoléon 1er. Ce grenadier attribuait ses nombreuses paternités à la vertu des truffes qu'il dégustait dans son Sarladais natal. Au retour d'une permission il en rapporta une pleine musette à Napoléon et le résultat ne se fit pas attendre, Marie-Louise mit au monde le Roi de Rome. »
Tiré de LA TRUFFE du Périgord de Jean Rebière Edition Pierre Fanlac Périgueux 1981